Nos enseignants sont des Ă©tudiants des Grandes Écoles : mais encore ?

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Durant quelques annĂ©es, j’ai tenu un blog sur le soutien scolaire et le mĂ©tier de prof indĂ©pendant. Vous trouverez ci-aprĂšs une copie d’un article.

Nos enseignants sont des Ă©tudiants des Grandes Écoles : mais encore ?
Date de parution : 1er mars 2009


Grande ÉcoleVoici des exemples de ce que l’on peut lire sur des sites d’organismes de soutien scolaire à propos de leurs “professeurs”.

“Grande École”, cela rassure les parents, qui pensent Ă  Polytechnique, Centrale, les Mines, SupĂ©lec, SupOptique, les Ponts,
, pour les grandes Ă©coles scientifiques, ou Ă  HEC, l’Essec,
, pour les grandes Ă©coles commerciales.

Mais qu’en est-il exactement ? Qu’est-ce qu’une Grande École ?

Qu’est-ce qu’une “grande Ă©cole” ?

Il n’existe aucune dĂ©finition officielle, ni aucune liste officielle, de “grandes Ă©coles” !

Jusque dans les annĂ©es 70, le terme “grande Ă©cole” Ă©tait en pratique rĂ©servĂ© aux Ă©tablissements d’enseignement supĂ©rieur sĂ©lectionnant leurs Ă©tudiants sur concours de niveau Bac+2, la prĂ©paration aux concours s’effectuant en classes prĂ©paratoires aux grandes Ă©coles, les “prĂ©pas”.

La massification de l’enseignement depuis une trentaine d’annĂ©es a conduit Ă  la multiplication d’écoles post-bac, qui peuvent fort bien s’autoproclamer “grandes Ă©coles”
 l’adjectif “grandes” s’appliquant hĂ©las dans certains cas exclusivement aux sommes que doivent dĂ©bourser les parents pour payer les frais de scolaritĂ© 😕

La ConfĂ©rence des Grandes Écoles

La ConfĂ©rence des Grandes Écoles est une association extrĂȘmement sĂ©rieuse, qui regroupe les meilleures Ă©coles d’ingĂ©nieurs et de commerce : recrutement trĂšs sĂ©lectif (le plus souvent sur concours aprĂšs 2 ans de prĂ©pas), et enseignement de haut niveau.

Pour faire simple, si un Ă©tablissement est membre de la ConfĂ©rence, c’est une excellente Ă©cole.

Écoles d’ingĂ©nieurs : la Commission des Titres d’IngĂ©nieur

La CTI (Commission des Titres d’IngĂ©nieur) est un organisme indĂ©pendant, chargĂ© par la loi française depuis 1934 d’habiliter toutes les formations d’ingĂ©nieur.

Si toutes les Ă©coles d’ingĂ©nieurs membres de la ConfĂ©rence des Grandes Écoles dĂ©livrent un diplĂŽme reconnu par la CTI, la rĂ©ciproque n’est pas vraie : une Ă©cole peut dĂ©livrer un diplĂŽme reconnu par la CTI sans ĂȘtre membre de la ConfĂ©rence.

C’est souvent le cas des Ă©coles d’ingĂ©nieurs en alternance (qui privilĂ©gient plus le cĂŽtĂ© professionnel que le cĂŽtĂ© thĂ©orique), d’écoles proposant un enseignement court (un an, par exemple) souvent trĂšs spĂ©cialisĂ© et qui recrutent des ingĂ©nieurs dĂ©jĂ  diplĂŽmĂ©s, d’écoles qui organisent un concours de recrutement niveau bac,


On peut dire d’une Ă©cole dĂ©livrant un diplĂŽme d’ingĂ©nieur reconnu par la CTI qu’elle est une “vraie” Ă©cole d’ingĂ©nieur.

Si une Ă©cole d’ingĂ©nieur n’est pas habilitĂ©e par la CTI, c’est clair : le diplĂŽme d’ingĂ©nieur dĂ©livrĂ© n’est pas reconnu par l’État. Attention donc au discours commercial que l’on entend sur certains salons : “En cours d’habilitation”, “La CTI, c’est ringard”, “École reconnue Ă  l’international”,


Écoles d’ingĂ©nieurs : Titre certifiĂ© par l’État

Le diplÎme délivré est certifié, le plus souvent de niveau II, ce qui correspond (à peu prÚs) à une licence ou une maßtrise.

Attention, le “titre certifiĂ©â€ n’a rien Ă  voir avec un diplĂŽme d’ingĂ©nieur reconnu
 Seule la reconnaissance par la CTI fait foi.
Disons que ce titre atteste d’une formation de niveau universitaire Bac+3 ou Bac+4.

Attention Ă©galement, certaines Ă©coles dĂ©livrent un diplĂŽme certifiĂ© de niveau III
 ce qui correspond en fait Ă  un niveau d’études Bac+2 (BTS ou DUT). C’est un peu maigre pour 5 annĂ©es d’études aprĂšs le bac !

Certaines écoles délivrent à la fois un diplÎme reconnu par la CTI et un titre certifié.

Écoles de commerce : ça se complique


Il n’existe pas d’équivalent de la Commission des Titres d’IngĂ©nieur pour ce qui concerne les Ă©coles de commerce.

Il rĂšgne donc un flou artistique fort regrettable sur ces Ă©coles. Bien Ă©videmment, si l’école est membre de la ConfĂ©rence des Grandes Écoles, elle est d’excellente qualitĂ©.

Mais comme rien n’interdit Ă  une Ă©cole quelconque de s’autoproclamer “grande”
 Elles le sont presque toutes !

Je compare souvent ce phĂ©nomĂšne aux publicitĂ©s du domaine immobilier : quand un appartement est Ă  vendre, il est quasiment toujours situĂ© dans une “rĂ©sidence de grand standing”.
Vous avez dĂ©jĂ  vu des pubs oĂč il est Ă©crit “rĂ©sidence de petit standing” ? 🙂

Les diffĂ©rents Ă©chelons de reconnaissance par l’État peuvent ĂȘtre :

École reconnue par l’État

La reconnaissance procĂšde d’un contrĂŽle du fonctionnement de l’établissement, de ses formations, et de son personnel enseignant.

Disons que c’est le “minimum minimorum” pour juger de la qualitĂ© d’un Ă©tablissement. Mais attention, ĂȘtre “reconnue par l’État” pour une Ă©cole ne signifie pas que le diplĂŽme dĂ©livrĂ© est reconnu, c’est l’école qui est reconnue, pas le diplĂŽme !

Titre certifiĂ© par l’État niveau


L’école est reconnue, et le diplĂŽme dĂ©livrĂ© est certifiĂ©, le plus souvent de niveau II, ce qui correspond (Ă  peu prĂšs) Ă  une licence ou une maĂźtrise.
C’est souvent le cas pour les Ă©coles de commerce en alternance.

Attention, certaines Ă©coles dĂ©livrent un diplĂŽme certifiĂ© de niveau III
 ce qui correspond en fait Ă  un niveau d’études Bac+2 (BTS ou DUT). C’est un peu maigre pour 5 annĂ©es d’études aprĂšs le bac !

DiplĂŽme visĂ© par l’État

Seules une cinquantaine d’écoles de commerce en France dĂ©livrent un diplĂŽme visĂ© par l’État.

La grande qualitĂ© de la formation est reconnue, les Ă©coles se soumettent Ă  des contrĂŽles stricts pour ce qui concerne le contenu des formations, les conditions d’admission et de dĂ©livrance du diplĂŽme.

Les Ă©coles de commerce qui dĂ©livrent un diplĂŽme visĂ© par l’État sont, pour la plupart, membres de la ConfĂ©rence des Grandes Écoles.

L’accrĂ©ditation internationale : le piĂšge

Certains organismes internationaux privĂ©s peuvent dĂ©livrer une certification du diplĂŽme de l’école – c’est surtout le cas pour les Ă©coles de commerce.

Malheureusement, on est lĂ  en pleine ambiguĂŻté 

Comment juger du sĂ©rieux d’un organisme international, alors qu’on est dĂ©jĂ  bien en peine de savoir si une Ă©cole est sĂ©rieuse au plan national ?
De plus, il existe pour certains organismes une diffĂ©rence entre ĂȘtre membre (oĂč il suffit de payer une cotisation) et ĂȘtre accrĂ©ditĂ©, ce qui n’est possible qu’aprĂšs un contrĂŽle. C’est ainsi que certaines Ă©coles de commerce jouent sur les mots


À noter que les accrĂ©ditations des « vraies » grandes Ă©coles de commerce membres de la ConfĂ©rence des Grandes Écoles sont dĂ©livrĂ©es trĂšs rigoureusement : EQUIS, AACSB, et AMBA sont des labels internationalement reconnus.

Master : de quoi s’y perdre

DĂ©cortiquer le terme “master” nĂ©cessiterait plusieurs billets et passer beaucoup de temps dont je ne dispose guĂšre.

Le grade de master

Il correspond peu ou prou Ă  l’ancienne maĂźtrise (bac+4), au master universitaire actuel (bac+5) le grade est confĂ©rĂ© automatiquement par l’État aux titulaires de certains diplĂŽmes, par exemple un diplĂŽme d’ingĂ©nieur (un vrai diplĂŽme, reconnu par la CTI 
).

Le diplĂŽme national de master

Il correspond en gros aux anciens DESS et DEA (bac+5). C’est l’actuel master universitaire actuel (bac+5)

Le mastÚre spécialisé

L’attribution de ce diplĂŽme de haut niveau est rĂ©servĂ© aux “vraies” Grandes Écoles, membres de la ConfĂ©rence des Grandes Écoles.

Les masters délivrés par des universités étrangÚres

L’apparition du master est en fait une tentative d’adaptation de l’enseignement supĂ©rieur français au systĂšme voulu par les instances europĂ©ennes (processus de Bologne), ce que l’on nomme souvent la rĂ©forme LMD (Licence-Master-Doctorat).
Cette rĂ©forme, sĂ»rement nĂ©cessaire pour une harmonisation Ă  l’échelle de l’Europe, est extrĂȘmement complexe Ă  mettre en Ɠuvre et se heurte Ă  beaucoup d’écueils.

Une consĂ©quence est que le diplĂŽme universitaire de master est dĂ©livrĂ© par des centaines de facultĂ©s europĂ©ennes, et nombre d’écoles de commerce font miroiter la possibilitĂ© d’obtenir un master Ă  l’étranger


Il existe Ă©videmment d’excellentes universitĂ©s mondialement reconnues hors de l’hexagone, mais comment juger de la qualitĂ© de l’enseignement et de la reconnaissance internationale d’un master dĂ©livrĂ© par l’obscure universitĂ© d’une ville inconnue d’un pays que l’on a du mal Ă  situer sur une carte ?

Les « mastĂšre » tout cours, les « magistĂšres », les « niveau master »,


Ces « diplĂŽmes » ne sont pas reconnus ! N’importe quelle Ă©cole, mĂȘme non reconnue par l’État, peut en dĂ©livrer… Ainsi, une Ă©cole de cascade ❗ propose un diplĂŽme « niveau master » de cascadeur professionnel 😆

Les niveaux de formation : de quoi s’y perdre Ă©galement


À cette situation plutĂŽt confuse, surtout pour les Ă©cole d’ingĂ©nieur dont le diplĂŽme n’est pas reconnu par la CTI et pour les Ă©coles de commerce, va s’ajouter la complexitĂ© de la dĂ©finition du niveau de formation souvent matĂ©rialisĂ© par un “Titre certifiĂ© par l’État”.

Il existe deux nomenclatures officielles de formation :

l’une datant de 1967 et s’attachant Ă  dĂ©finir les formations en terme de durĂ©e,
l’autre datant de 1969 et s’attachant Ă  dĂ©finir les formations en termes de niveaux de qualification et de responsabilitĂ© professionnelle.
Et ces deux nomenclatures se matĂ©rialisent par les mĂȘmes termes : “Niveau II”, “Niveau III”,
, alors qu’ils dĂ©signent des niveaux de formation diffĂ©rents


La difficultĂ© d’apprĂ©ciation se situe plutĂŽt pour ce qui concerne les niveaux I et II :

la classification de 1969 indique par exemple pour le niveau II «formation d’un niveau comparable Ă  celui de la licence ou de la maĂźtrise»,
la classification de 1967 indique, pour ce mĂȘme niveau II, «formation de niveau Ă©gal ou supĂ©rieur Ă  celui des Ă©coles d’ingĂ©nieurs ou de la licence» et de plus ne fais pas de distinction entre les niveaux I et II.

En rĂ©sumé 

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliquĂ© 😉

En conclusion

On peut constater en visitant des sites d’écoles que les “vraies grandes Ă©coles”, membres de la ConfĂ©rence des Grandes Écoles et recrutant sur concours aprĂšs prĂ©pa, se targuent rarement d’ĂȘtre des “grandes Ă©coles”.
Elles le sont et on le sait !

En revanche, les Ă©coles qui mettent un peu trop en avant le mot “grande” sur leurs documents publicitaires ont peut-ĂȘtre des choses Ă  cacher


Ceci dit, toutes les Ă©coles post-bac ne s’autoproclament pas toutes “grandes”; et si la qualitĂ© du diplĂŽme joue un rĂŽle certain pour la recherche d’un emploi, au final les qualitĂ©s (voire les dĂ©fauts
) qui comptent pour rĂ©ussir sa vie professionnelle me semblent pour beaucoup Ă©trangĂšres aux “peaux d’ñnes” tant convoitĂ©es.

J’ai expliquĂ© dans ce billet Nos professeurs ont le niveau requis par l’Éducation Nationale que les organismes de soutien scolaire font l’amalgame entre un niveau d’étude Bac+3, pas forcĂ©ment sanctionnĂ© par un diplĂŽme, et les enseignants en poste dans l’enseignement public.

Voici donc dĂ©codĂ© un autre amalgame : le terme “Grande École” n’étant pas protĂ©gĂ©, rien n’interdit Ă  un organisme de soutien scolaire de baptiser â€œĂ©tudiant d’une grande Ă©cole” n’importe quel Ă©tudiant de n’importe quelle Ă©cole, laquelle Ă©cole pouvant fort bien ne pas ĂȘtre reconnue par l’État, accepter des Ă©tudiants non bacheliers (oui, ça existe
), et dĂ©livrer un diplĂŽme fantaisiste.

J’ai eu l’idĂ©e de ce billet grĂące Ă  une maman qui m’a fait part de sa dĂ©convenue suite Ă  des cours donnĂ©s par un soi-disant â€œĂ©tudiant d’une grande Ă©cole” envoyĂ© par Acadomia et qui en savait moins en maths que sa fille qui venait tout juste de commencer sa Terminale, vous pouvez consulter son tĂ©moignage en vidĂ©o.

Commentaires

Wiki a Ă©crit le 24 avril, 2009 Ă  7:55
voila , juste p dire que quoi qu’on raconte moi j’aime bcp lire ton blog! 😉

Quentin a Ă©crit le 26 avril, 2009 Ă  23:58
Bonjour,

L’appartenance de l’école de l’élĂšve Ă  la confĂ©rence des grandes Ă©coles n’est PAS suffisant. Un nombre consĂ©quent d’écoles membres (pour le domaine qui me concerne : ingĂ©nierie) regorgent d’élĂšves qui n’ont PAS compris le cours de terminale, mais l’ont appris par cƓur et sont donc INCAPABLES de l’expliquer clairement, et pourront au mieux blablater une semi-explication que l’élĂšve ne comprendra pas et se blĂąmera pour cela, alors que c’est simplement mal expliquĂ©.

Vous voulez des Ă©tudiants de grandes Ă©coles sĂ©rieux ? C’est une bonne idĂ©e, ils sont je pense intĂ©ressants, car ont une expĂ©rience de la prĂ©pa s’ils sont dans une Ă©cole sĂ©rieuse (au pif, l’ECE recrute majoritairement aprĂšs BAC et est membre de la confĂ©rence..) ! Consultez n’importe quel classement des Ă©coles (fait par exemple par Le Point, Challenge,..) et embauchez un Ă©tudiant d’une des 20 premiĂšres seulement. C’est une garantie que je vous conseille de prendre, aprĂšs il existe trĂšs surement de bons enseignants dans les autres, mais voulez vous prendre le risque ?

PS1 : Attention aux piĂšges, si vous entendez le mot “.. polytech ou .. polytechnique” vĂ©rifiez qu’il s’agit bien de l’Ecole Polytechnique ou plus simplement de “l’X” les autres instituts portant ce nom, Ă  part celui de Lausanne, et encore, ne valent rien.

PS2 : Un Ă©tudiant d’une des 5 premiĂšres Ă©coles (Ecole Polytechnique, Mines Paris, Centrale Paris, SupĂ©lec, Ponts et chaussĂ©e) ou (et c’est le mieux) d’une Ă©cole normale supĂ©rieure est en gĂ©nĂ©ral extrĂȘmement compĂ©tent (plus qu’un professeur moyen). RĂ©ussir ces concours demande une comprĂ©hension profonde du cours, qui est NECESSAIRE ET SUFFISANTE pour bien enseigner.

En espĂ©rant que j’aie pu aider quelqu’un !!

Quentin 🙂

DesEsseintes a Ă©crit le 27 avril, 2009 Ă  9:53
@ Quentin :

Je suis parfaitement d’accord avec vous. Il en va de mĂȘme pour les “parisiennes” dans d’autres domaines que celui de l’ingĂ©nierie (ESCP-EAP, Normale Sup’, ESSEC, etc
).

Maintenant, soyons sĂ©rieux deux minutes : pensez-vous rĂ©ellement qu’un Ă©lĂšve sorti de HEC va perdre du temps et de l’argent Ă  aller donner des cours de soutien scolaire??? Allons, redescendons sur terre.

Pourquoi est-ce que les parents ne parviennent pas Ă  trouver des Ă©tudiants provenant des Ă©coles que vous citez? Parce qu’aucun n’a besoin d’argent de poche et donc de donner des cours.

Didier Kropp a Ă©crit le 27 avril, 2009 Ă  11:11
@ Quentin et DesEsseintes

Merci pour ces commentaires pertinents.

On peut ĂȘtre docteur et agrĂ©gĂ© et n’avoir aucune pĂ©dagogie, et n’avoir qu’une simple licence et ĂȘtre bon pĂ©dagogue. De plus, dans le soutien individualisĂ©, il faut savoir s’adapter Ă  l’élĂšve, certains jeunes seront rĂ©ceptifs Ă  un type d’approche et d’autres pas.

Le niveau d’études reste primordial, on n’imagine pas un Ă©tudiant en 1Ăšre annĂ©e d’école post-bac avoir les connaissances et le recul nĂ©cessaire pour ĂȘtre un bon prof particulier d’un Ă©lĂšve en terminale S.

Et outre le niveau, la qualitĂ© de l’école est Ă©videmment Ă  prendre en compte, entre un Ă©tudiant de Centrale et un Ă©tudiant d’une Ă©cole de commerce “bidon” genre “École europĂ©enne supĂ©rieure de management international” qui recrute n’importe qui (si les parents payent) c’est bien sĂ»r le jour et la nuit


Quentin, pas d’accord avec vous. Le fils d’un ami qui est en 3Ăšme annĂ©e Ă  SupElec donne des cours et il n’est pas le seul de sa promo, un de mes Ă©lĂšves en maths (ES) prend des cours d’éco avec une Ă©lĂšve d’HEC,


Quentin a Ă©crit le 27 avril, 2009 Ă  19:18
Je pense que vous vous ĂȘtes trompĂ© de pseudo, puisque je suis d’accord avec vous ! Et voila pourquoi :

1/Certains Ă©lĂšves ne font pas ça pour l’argent, mais parce qu’ils aiment donner des cours (mais bon, ils doivent en contre partie choisir leurs Ă©lĂšves et faire du soutient pour des gens de bon niveau et qui travaillent)

2/Tous les Ă©lĂšves ingĂ©nieurs sont loin d’ĂȘtre riches ! A part Ă  l’X et Ă  l’ENS oĂč on est payĂ©s (+Ă©coles minoritaires) ! La scolaritĂ© Ă  centrale paris est par exempple assez chĂšre, ou il peut falloir payer un appartement..

3/En cherchant sur les sites d’annonces on trouve pas mal d’élĂšves de ces Ă©coles (supĂ©lec notamment, car grosses promos) donnant des cours pour 20€ l’heure. AprĂšs c’est clair que les normaliens peuvent demander beaucoup plus.. j’ai des amis Ă  Ulm qui se font payer 60€ l’heure ! Mais bon, ils sont clairement hors normes, mĂȘme par rapport Ă  des X. On ne parle Ă©videmment pas de gens sortis de ces Ă©coles, qui ont souvent un travail prenant, mais d’élĂšves (mĂȘme en premiĂšre annĂ©e, c’est suffisant).

Bref, mon point de vue : si vous voulez un Ă©tudiant de grandes Ă©coles, faites l’effort de prendre un Ă©lĂšve d’une des 20 premiĂšres, vous aurez quelqu’un de sĂ©rieux. Pour un excellent Ă©lĂšve, privilĂ©gier un Ă©lĂšve d’une des 5 premiĂšres ou un prof fraichement agrĂ©gĂ© par exemple. (Des gens qui ont eu le capes il y a 30 ans et n’ont fait aucun effort pour garder le niveau sont parfois horriblement incompĂ©tents)

Didier Kropp a Ă©crit le 28 avril, 2009 Ă  0:04
@ Quentin

C’est avec DesEsseintes que je n’étais pas d’accord, dĂ©solĂ© 😳
Et oui, je suis d’accord avec vous 🙂
Pour en revenir Ă  mon billet, je voulais en fait, outre dĂ©cortiquer le discours commercial de pas mal d’organismes, tenter de donner une grille de lecture aux parents et aux Ă©lĂšves qui cherchent “une bonne Ă©cole”.

Si pour les Ă©coles d’ingĂ©nieurs il existe la CTI, il n’existe rien pour les Ă©coles de commerce, d’oĂč les dĂ©rives et des formations coĂ»teuses qui ne valent pas grand-chose 😕

Réglisse a écrit le 17 août, 2011 à 22:37
@ Quentin, Didier Kropp et DesEssseintes :

Je suis d’accord avec vous, sous l’appellation “Grandes Ecoles” on peut trouver des “nanars”. Maintenant, se fonder uniquement sur le classement, est-ce forcĂ©ment une bonne idĂ©e ?
Il faut savoir dans le classement “L’Etudiant 2011″, il y a plus de 20 Ă©coles dans le groupe A et A+. D’autre part, les classement dans les journaux sont non seulement basĂ©s sur le niveau acadĂ©mique, mais aussi sur le niveau Ă  l’international et le rapport Ă  l’entreprise (salaire Ă  la sortie, etc.). Car il faut bien comprendre que les Ă©coles d’ingĂ©nieur se distinguent non seulement par leur niveau acadĂ©mique mais aussi par leur insertion dans le milieu professionnel. On peut donc trouver de bonnes Ă©coles sur le plan acadĂ©mique mais qui pĂȘcheront par leur plan professionnel dans le classement des journaux. Est-ce pour autant synonyme de piĂštre niveau chez les Ă©tudiants ? Pas forcĂ©ment. En outre, tous les parents ne peuvent pas forcĂ©ment obtenir un Ă©tudiant du top 20 prĂšs de leur domicile. Dans tous les cas, je pense qu’un Ă©lĂšve qui aura fait au moins 2 ans de prĂ©pa sera toujours plus cĂŽtĂ© qu’un Ă©tudiant de fac classique. Les parents doivent examiner l’école au cas par cas.
Qui plus est, est-ce toujours censĂ© de vouloir des cadors matheux des plus grandes Ă©coles en tant que profs particulier ? Le risque est que les maths soient tellement Ă©vidents pour eux qu’ils ne sachent pas l’expliquer calmement Ă  des Ă©lĂšves qui ne sont peut-ĂȘtre pas aussi douĂ©s qu’eux. LĂ  aussi, mĂ©fiance.

Didier Kropp a écrit le 18 août, 2011 à 7:52
@ RĂ©glisse

C’est un dĂ©bat compliquĂ©. Personnellement, j’ai intĂ©grĂ© aprĂšs prĂ©pa une vraie grande Ă©cole, que l’on ne trouve gĂ©nĂ©ralement pas dans ces fameux classements.

Pourquoi ? PrĂšs de la moitiĂ© des anciens Ă©lĂšves travaille dans l’enseignement supĂ©rieur et la recherche, quant aux autres beaucoup sont ingĂ©nieurs dans des structures publiques
 Les salaires sont donc comparativement trĂšs bas !

Quant à la pédagogie, elle ne dépend effectivement pas du niveau académique.

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